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Résumé :
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Ce travail s'inscrit dans un programme ,de recherche du département de phytopathologie de l'ENA sur l'étude des synthèses mycorhiziennes de type terfes-hélianthèmes. Notre contribution consiste à établir cette association symbiotique et de rechercher une éventuelle présence de primordia ; formes sexuées à l'origine de l'ascocarpe du terfes. Dans cette optique, quatre essais ont été réalisés. Dans un premier temps, nous avons conçu des synthèses mycorhiziennes qui mettent en association d'une part Helianthemum ledifolium et Terfezia boudieri et d'autre part Helianthemum ledifolium et Tirmania nivea. Ces synthèses ont été menées aussi bien dans le sol naturel de Bouarfa (T'bila) que dans des substrats artificiels stérilisés: le mélange (sable + tourbe + perlite) et la perlite seule. Les synthèses mycorhiziennes, réalisées dans les deux premiers essais, ont été arrosées à l'eau de robinet et développées dans une serre du département de Phytopathologie de l'ENA. Concernant l'expérimentation conduite sur perlite, les plantes ont été arrosées avec une solution nutritive et élevées dans une serre du Domaine Agricole de Douiet (DAD). Dans un deuxième temps, nous avons testé la réceptivité d'Helianthemum guttatum vis-à-vis de nos deux espèces de terfes. Cette synthèse a été menée, au niveau du DAD, dans la perlite stérilisée et imprégnée d'une solution nutritive. Les résultats obtenus à l'issue de cette étude ont montré que la mycorhization est toujours de type ectendomycorhizien sans manteau indépendamment de la nature du substrat ou de l'espèce d'hélianthèmes testée. De plus, il s'est avéré que la fréquence de mycorhization est plutôt meilleure au niveau des racines d'hélianthèmes inoculées dans la perlite (T. boudieri (51,6%) ; T. nivea (40,22%)) et dans le sol naturel (T. boudieri (51,38%) ; T. nivea (33,73%)) que dans le mélange de substrats (T. boudieri (41%) ; T. nivea (34%)). Il apparaît donc que Helianthemum ledifolium est plus réceptive à T. boudieri qu'à T. nivea. Il est à signaler aussi que la mycorhization par les terfes a entraîné un gain de développement sur l'ensemble des paramètres morphologiques relevés chez Helianthemum ledifolium. Au niveau des synthèses mycorhiziennes réalisées dans le sol naturel de Bouarfa, ce phénomène est plus prononcé chez les plants inoculées par T. boudieri que celles inoculées par T nivea. Par contre, dans la perlite, seules les plantes inoculées par T. nivea ont montré une croissance significativement plus importante que celle du témoin. Quant au couple terfes/H. guttatum, les résuktats obtenus confirment la possibilité d'établir cette association symbiotique. Les taux de mycorhization réalisés sont de 65,29% et 29,22% respectivement chez T. boudieri et T. nivea. En outre, la présence de "primordia" a été décelée 5 mois après inoculation sur une deuxième génération d'hélianthèmes semée dans le sol naturel de Bouarfa. Ces formes sont observées exclusivement sur le réseau extramatriciel du système racinaire. En même temps, des structures similaires, aussi bien endoracinaires qu'ectoracinaires, ont été observées sur des hélianthèmes de première génération élevées sur perlite. Mots clés: Terfezia boudieri; Tirmania nivea; Synthèse mycorhizienne; tubérisation; Helianthemum ledifolium; Helianthemum guttatum.
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