|
Résumé :
|
L'objectif de la présente étude consiste à évaluer les performances de reproduction et le taux de réussite de l'insémination artificielle ainsi qu'à dégager les facteurs qui sont à l'origine de ces résultats dans les élevages bovins laitiers de la région de Meknès. Cette étude a été basée sur des enquêtes auprès des éleveurs et des inséminateurs ainsi qu'un SUIVl des vaches inséminées artificiellement. Elle a été effectuée chez 14 éleveurs pépiniéristes et 32 éleveurs non pépiniéristes. Les principaux résultats dégagés lors de cette étude sont les suivants: - L'âge au premier vêlage est en moyenne de 29,5 mois chez les éleveurs utilisant l'I.A. seulement et 31,1 mois chez les éleveurs se servant de la saillie naturelle en plus de l'I.A. Ainsi, l'âge au premier vêlage est supérieur à la norme qui est de 24 à 28 mois (Britt, 1986). - Les intervalles moyens entre vêlages sont de 13)4 mois chez les éleveurs se servant uniquement de l'I.A. et de 13,9 mois chez les éleveurs utilisant la saillie naturelle en plus de l'I.A. Ceci montre que ces intervalles restent supérieurs aux normes qui sont de 12 à 13 mois (Darrel et johnson, 1981). - Chez les éleveurs utilisant uniquement l'I.A., l'intervalle vêlage- saillie fécondante est de 108 jours en moyenne alors que cet intervalle est de 114 jours chez les éleveurs utilisant la saillie naturelle en, plus de l'I.A. Cet intervalle répond donc à la norme « 110 jours) uniquement chez les éleveurs n'utilisant que l'I.A. - Le test d'égalité des moyennes entre les performances des élevages utilisant l'LA uniquement et ceux utilisant la saillie naturelle en plus de l'I.A. a révélé que l'utilisation du taureau ne fait qu'augmenter les charges sans parvenir à améliorer les performances du troupeau. - L'évaluation du taux de non retour en chaleurs 60 à 90 jours à partir des fiches d'LA, remplies par les inséminateurs, a montré qu'il est supérieur à 70% pour les années 1990 - 93. - Les taux de non retour en chaleurs 60 à 90 jours issus du suivi sont de 56,1% chez les éleveurs pépiniéristes et de 47,9% chez les éleveurs non pépiniéristes. Ainsi, les résultats obtenus aussi bien dans les élevages pépiniéristes que dans les élevages non pépiniéristes restent insuffisants en comparaison avec la nonne qui doit être au moins de 60% (Champy, 1982). - Le nombre d'inséminations par insémination fécondante est en moyenne de 1,7 chez les éleveurs pépiniéristes et 2 pour les éleveurs non pépiniéristes. Ainsi, le nombre de services 'par conception est au delà de la norme qui doit être de l'ordre de 1,3 LA/insémination fécond an te (Loisel, 1976). - L'analyse en composantes principales a montré que les éleveurs pépiniéristes réalisent des performances relativement meilleures par rapport aux non pépiniéristes. - Les faibles taux de réussite de l'I.A. et performances de reproduction rapportés aux normes préconisées pourraient s'expliquer par la conduite alimentaire, la faible technicité des éleveurs et des problèmes d'organisation de l'I.A.
|