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Résumé :
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Cette investigation a été réalisée dans la commune rurale de Béni Idder (province de Tétouan) pour étudier le fonctionnement de l'élevage caprin et d'estimer les prélèvements sur les ressources naturelles par les populations et leurs animaux. L'investigation a concerné 71 exploitations choisies par échantillonnage stratifié . L'agriculture associée à l'élevage constitue la principale activité exercée par les paysans. La production végétale est de type extensif, elle se caractérise par des cultures en bour (95 % de la SAUT) dominées par la céréaliculture ( 42,6% de la SAUT), et rendements faibles (4 à 6 qx/ha). Les productions animales sont dominées par l'exploitation de la race locale conduite de façon extensive. Les caprins constituent l'espèce la plus importante (61 % des effectifs). Ils sont fortement dépendants des parcours forestiers pour subvenir à leurs besoins alimentaires. La reproduction est conduite d'une manière traditionnelle conduisant à une répartition aléatoire des chevrettages. Les performances de production sont faibles (7,34 kg de viande/an/UZ caprine ). La faiblesse de la productivité des animaux et des cultures a poussé la population à compléter son revenu en prélevant sur les ressources naturelles, notamment sur la forêt: le bois, les plantes médicinales, les champignons, et la récolte des fruits de certaines essences forestières (caroubier, arbousier, chêne liège...etc.). Toutefois, le surpâturage et l'exploitation abusive des produits de la forêt (1939 tonne de broussaille brûlées annuellement par chaque four à chaux, 6,27 tonne /an prélevées en moyenne par chaque foyer et 3,3 tonnes de branchage pour apporter un complément de fourrage au cheptel) a engendré une dégradation continue de l'écosystème de montagne.
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