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Résumé :
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Les objectifs de ce travail sont, d'une part d'étudier la conduite et l'exploitation du bersim dans les zones rizières du Gharb, et de l'autre comparer les influences des méthodes de conservation, foin et ensilage sur la qualité fourragère du bersim. Les caractéristiques de la conduite et de l'exploitation du bersim ont été basées sur une enquête auprès de 100 agriculteurs. Pour évaluer la qualité fourragère du bersim après conservation, une parcelle a été divisée en deux parties, l'une destinée au foin et l'autre à l'ensilage. Les résultats de l'enquête montrent que la conduite du bersim qui est exclusivement cultivé en dérobé est caractérisée par : L'absence d'un quelconque travail de préparation du sol, 100% des agriculteurs utilisent les semences locales, 2% appliquent l'urée 46% après les coupes, 5% traitent contre les ravageurs et maladies tels que: Les vers gris, négril, les limnès et l'Oïdium. L'irrigation n'est utilisée que pour le riz. A noter également que tous les agriculteurs enquêtés ont recours à la location de matériel agricole pour la réalisation des opérations mécanisées. Le rendement moyen est d'environ 3,5 tonnes de MS/ha à la dernière coupe. L'exploitation de la plante passe par des itinéraires différents, selon l'importance de la masse fourragère obtenue, et selon les saisons. Il y a d'abord l'exploitation en vert par 2 à 3 coupes en général, vient ensuite l'enfouissement comme engrais vert de la dernière coupe avant une éventuelle installation du riz. S'il y a un excédent, il est conservé, soit en bottes ( 41% des cas ), soit sous forme de « meule » ( 59% des cas). La dernière coupe, si elle n'est pas enfouie comme engrais vert, 93,5% des agriculteurs réservent une partie de la parcelle pour la production de semences. Les résultats de la comparaison entre les paramètres chimiques du foin et de l'ensilage : Les teneurs en MAT , NDF, ADF, et en MS, et qui sont respectivement de 14,50%, 37,50%, 27,98%, et 31,31% pour l'ensilage et de 6,93%, 44,95%, 34,14%, et 82,43% pour le foin, nous a permis de conclure, que c'est l'ensilage qui préserve mieux le fourrage en terme de valeur alimentaire, et de quantité de matière sèche obtenue après conservation, comparativement au foin qui a engendré des pertes considérables en matière séche, accentuées par les pluies lors du séchage au champs. A la lumière de ces résultats et de ces contraintes un certain nombre de recommandations ont été formulées : -Mettre à la disposition des agriculteurs des semences sélectionnées, les inciter à utiliser la fertilisation au démarrage de la culture, et non pas après les coupes, et ceci afin d'optimiser les rendements; -Prévoir un I!loyen de déclenchement de l'irrigation du bersim, en années où les pluies sont insuffisantes; -Encourager la mécanisation par l'incitation à la création des coopératives d'utilisation de matériel agricole (CUMA); -Encourager les agriculteurs, particulièrement les moyens et grands (> 2 ha) à adopter la méthode d'ensilage. Mots-clés : Bersim -Conduite -Exploitation,- Foin -Ensilage -Zone rizière - Gharb .
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