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Résumé :
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L'objectif de ce travail est de vérifier successivement et conjointement cinq hypothèses concernant le potentiel de production oléicole (facteurs naturels et moyens techniques), la réglementation en agriculture biologique, les débouchés commerciaux offerts à cette filière, la richesse de nos vergers oléicoles en faune auxiliaire, ainsi que la faisabilité et l'efficacité de la lutte biologique. L'étude a révélé les résultats suivants : 1- La comparaison de chaque opération agricole pratiquée par nos producteurs (mode conventionnel) avec ce qui est recommandé en oléiculture biologique nous a permis de dégager les différents niveaux de conformités dont le travail du sol (100% de conformité), les traitements phytosanitaires (86,25%), la fertilisation (82,5%), la taille (77,5% ), les règles de plantation 72,5%, l'irrigation 32,5%, le stockage (22%) et la récolte (22%). -Le questionnement des producteurs vis-à-vis de la conversion en mode biologique a permis de distinguer quatre réponses: l'affirmatif (36% des producteurs), sceptiques (23%), attendre l'évolution chez les plus grands producteurs (21%) et sans réponse (20%). Alors que, le consentement vis-à-vis de l'adhésion à une coopérative a permis de ressortir trois cas de réponses: positive (58%), sous réserve (17%) et attitude d'indifférence (25%). -Une ébauche d'étude bibliographique a permis de dégager que les contraintes dont souffre le Maroc sur le marché oléicole conventionnel peuvent avoir une influence sur les exportations d'huile biologique. -Le suivi de la faune auxiliaire associée à l'olivier dans le verger d'étude a permis de relever une diversité spécifique assez importante. En effet, la classe des insectes est représentée par 5 ordres, il s'agit des Névroptères (42,87% de l'effectif total capturé), des Diptères (33,73%), des Hétéroptères (14,65%), les Hyménoptères (6,45%) et des Coléoptères (2,28%). La classe des Arachnides est représentée par l'ordre des Araignées. - L'essai de lutte chimique et biologique (notamment contre Prays oleae) a montré une bonne efficacité de deux spécialités commerciales: Diméthoate et Bacillus thuringiensis. En effet, B. thuringiensis a baissé la densité larvaires de 2,22 à 1,33 larves/100 grappes florales. Les résultats de cette étude montrent la possibilité du développement d'une filière oléicole biologique avec toutefois la nécessité de supporter quelques handicaps conjoncturels liés au mode bio, ainsi que les handicaps structurels, sociaux et historiques de monde agricole. Mots clés: Oléiculture biologique, lutte biologique, marché oléicole, faune auxiliaire.
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