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Résumé :
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L'objectif de cette étude est d'approcher les effets socioéconomiques et culturels du tourisme sur les communautés rurales du Haut Atlas, cas du douar d'Armed, cercle d'Asni. En effet l'enquête qualitative a mis en évidence aussi bien les effets positifs que négatifs du tourisme. De part sa contribution à l'amélioration des revenus des ménages et à la dynamisation de l'économie régionale, le tourisme peut également s'inscrire dans une politique d'aménagement du territoire, si l'on arrive a sauvegarder les spécificités de la région. Le tourisme a également contribué à l'émergence d'une dynamique locale de développement à travers sa contribution à la création de l'Association d'Armed pour le développement. Ceci a facilité la réàlisation de plusieurs projets dans le douar d'Armed. D'autre part, les touristes et les représentants des associations étrangères, ont joué un rôle important quant à la sensibilisation des habitants au sujet de la conservation de l'environnement et de l'importance de la scolarisation, ces initiatives sont traduites en actions menées par des associations étrangères en faveur des enfants à l'école et en partenariat avec l'association du douar. Également, les revenus de l'activité constituent un appui financier à la scolarisation. Toutefois l'envie de travailler dans le secteur du tourisme pousse certains enfants à abandonner l'école pour travailler dans le tourisme. Sur le plan social, il s'est avéré que le tourisme peut, à la fois, promouvoir et mettre en cause la cohésion sociale au sein du douar. En effet, le tourisme a contribué à la lutte contre la pauvreté et l'exode, au renforcement de la solidarité et à l'amélioration des conditions de la femme. Toutefois, cette activité ne profite pas à tout le monde de la même manière. Elle favorise, d'un côté, une élite locale, et engendre, de l'autre côté, une structure d'emploi défavorable, approfondissant de la sorte les inégalités entre les ménages. Quant à la cohabitation de différentes cultures, les villageois font preuve d'une tolérance remarquable vis-à-vis des touristes. Toutefois, certains comportements des touristes, semblent être choquants pour les habitants et porter atteinte à leurs valeurs sociales et religieuses. Le caractère montagneux de la région, la richesse écologique du Parc National du Toubkal et la richesse culturelle et artistique de la région, font d'elle un site touristique d'intérêt international. Toutefois, les villageois ont tendance à abandonner les manifestations à caractère culturel et artistique. Leur intégration dans l'offre touristique devrait être un atout supplémentaire pour la région. Dans ce sens l'activité touristique a réussi à faire comprendre aux villageois l'intérêt de la sauvegarde du patrimoine culturel et artistique. L'activité agropastorale, n'a pas échappé aux conséquences du tourisme. Ces derniers se manifestent, en plus de l'incitation à l'investissement, à travers l'abandon du travail dans l'agriculture et l'élevage, considéré dorénavant comme dévalorisant. Sous l'effet d'autres facteurs, l'activité agropastorale n'a cessé de prendre le recul en faveur de l'activité touristique. C'est dans ce nouveau contexte que l'agrotourisme parait comme le meilleur moyen pour mettre en valeur, les produits de l'agriculture, de l'élevage et du territoire. Mots clés:Tourisme rural, effets socioéconomiques et culturels, agropastoralisme, agrotourisme, développement durable.
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