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Résumé :
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Le présent travail s'inscrit dans le cadre du programme thématique d'appui à la recherche scientifique "PROTARS", conduit par une équipe d'enseignants chercheurs de l'Ecole Nationale d'Agriculture de Meknès, pour l'étude des conditions de vie des femmes rurales dans le Nord du Maroc. Ainsi, pour apprécier ces conditions, notre étude s'est partie des questionnements suivants : Quelle est la situation socio-économique des femmes et des hommes dans le Nord; quels sont leurs rôles, leurs responsabilités, leurs besoins pratiques et leurs priorités pour un développement agricele et rural ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes basées sur l'étude de deux cas différents de point de vue altitude: La montagne et la plaine. Pour ce faire, nous avons utilisé les outils participatifs du diagnostic rapide, auxquels l'Analyse Socioéconomique selon le Genre (ASEG) a apporté une conception et une méthodologie d'approche. L'analyse et l'interprétation des résultats ont révélé, essentiellement, que : - Le manque d'infrastructures de base, l'enclavement, la pauvreté et la dégradation de la végétation naturelle influencent les conditions d'existence des femmes, à la montagne, et les rendent difficiles. - Les femmes travaillent plus que les hommes à la montagne et plus que les femmes à la plaine. Elles assurent à la fois les tâches de production et de reproduction et ont l'exclusivité de certaines activités scrutées masculines à la plaine (moisson, arboriculture, transport et commercialisation des produits) ; - L'accès des femmes aux ressources se fait dans le but de travailler, le contrôle des ressources de grande valeur (terre et élevage) dépend de l'homme seul ; - La contribution des femmes de manière directe au revenu familial ne leur confère pas un pouvoir dans la prise de décision ; - L'amélioration du niveau de vie des ménages ne corrobore pas aux femmes une part dans la prise de décision ; - Le manque d'organisation et d'initiative, l'analphabétisme, l'état de santé dégradé, la pluralité des tâches, et la part faible dans la décision peuvent influencer la capacité des femmes à prendre en charge leur développement. - La recherche des autres sources d'énergie et la promotion de l'esprit de l'association restent les solutions les plus adéquates au problème de manque de bois défini par les femmes et les hommes à Ifrane n'Ali. Tandis que, l'adduction des ménages en eau potable contribuera à réduire, de manière significative, le fardeau des activités journalières à Tizrarhine. Mots clés : ASEG, Participation, Femmes, Développement, Rif
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