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Résumé :
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Le présent travail est une contribution à l'étude de la fertilisation du pommier dans la région d'Imouzzare. Il a pour principaux objectifs, d'une part, de réaliser un diagnostic de la conduite de la fertilisation, et d'autre part, d'évaluer l'état nutritionnel des vergers en relation avec les conditions édapho-climatiques de la dite région, et d'essayer d'identifier à partir du diagnostic, les facteurs qui expliquent les résultats analytiques obtenus. Afin d'atteindre ces objectifs, une étude enquête portant sur la pratique des techniques culturales, notamment la fertilisation, a été réalisée. De même, le sol et le sous-sol ont été analysés avant débourrement (début Février). Les analyses ont concerné la terre fine, la texture, le calcaire total, le calcaire actif, le pH, la matière organique, l'azote minéral, le phosphore assimilable et les cations échangeables: K+, Ca2+ et Mg2+. Aussi, les teneurs foliaires en azote, phosphore, potassium, calcium et magnésium ont été déterminées entre 60 et 75 jours après la pleine floraison (entre 20 et 25 Mai). L'étude enquête a révélé, en ce qui concerne la fertilisation, que 20 % et 43 % des arboriculteurs n'apporte pas respectivement de phosphore et de potassium. Tout les arboriculteurs apportent l'azote, même à des quantités excessives. Alors que 80 % et 57 % apporte respectivement le phosphore et le potassium, mais avec une moindre importance que l'azote. Elle a également fait ressortir que 83%, 49% et 34% des arboriculteurs apporte des quantités qui dépassent les normes conseillées, respectivement pour l'azote, le phosphore et le potassium. Pour ce qui est du mode d'apport des engrais, il a été constaté que le mode d'apport manuel au sol est le plus dominant et concerne 68.6% des arboriculteurs. Cependant, aucun d'eux n'utilise la fertigation. La fertilisation foliaire n'est pratiqué que dans 34% des cas étudiés, mais elle reste peu maîtrisée. Quant aux apports de fumier, 97 % des arboriculteurs apporte le fumier des ovins dont 8.7 % des cas le mélange avec celui des volailles. Les analyses de sols et foliaires ont pu décelé l'existence des cas de sous- et sur alimentation en éléments nutritifs. En confrontant ces résultats à ceux de l'étude enquête, nous avons tiré les constatatIons suivantes : .17% seulement des vergers est bien alimentée en azote, 20 % est sous-alimentée, alors que 62.5 % est sur-alimentée. Les cas d'excès sont attribués aux apports excessifs d'azote et vise versa pour les cas de carences. . 22.5% seulement des vergers est bien alimentée en phosphore, 62.5% est sous-alimentée, alors que 15% est sur-alimentée. Les excès et les carences sont non seulement une conséquence des doses apportées, mais aussi de la précipitation du phosphore suite à la présence assez importante du calcaire actif. . 40% des vergers est bien alimentée en potassium, 22.5% est sous-alimentée , alors que 37.5 % est sur-alimentée. Tout comme l'azote, les excès et les carences sont essentiellement dues aux disparité des doses apportées. . 72.5% et 75% des vergers est bien alimentée respectivement en calcium et magnésium. Alors que le reste est sous-alimenté suite à l'antagonisme exercé par K pour l'absorption racinaire de ces deux éléments par apports excessifs de potasse. Les déséquilibres nutritionnels enregistrés concernant le K vis-à-vis de Ca et Mg et l'excès d'azote font qu'un grand nombre de vergers étudiés est vulnérable à une vigueur anormale et à l'apparition du bitter-pit. Mots clés: arboriculture, pommier, fertilisation, irrigation, fertigation, état nutritionnel, analyse du sol, analyse foliaire, bitter pit.
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