|
Résumé :
|
L'objectif de la présente étude est d'analyser l'impact de la libéralisation économique sur le secteur agricole et sur l'économie marocaine dans son ensemble. Pour répondre à cet objectif, nous avons opté pour le modèle Input-Output dérivé du Tableau Entrées-Sorties. Ce modèle permet de quantifier les effets d'une variation d'un certain nombre de variables macroéconomiques sur les productions sectorielles à travers des scénarios de simulations conçus à cette fin. Parmi les scénarios proposés, le plus bénéfique est celui reflétant une plus grande ouverture des échanges et dont les hypothèses combinent entre une augmentation simultanée des échanges, des investissements et de la consommation privée. Ce scénario permettrait en effet une hausse de 6,5% de la production nationale par rapport à la production de base. La production des secteurs de l'élevage, des céréales et des fruits et légumes pourraient enregistrer une augmentation respective de 11,9% ; 10,7% et 10%. En revanche, les scénarios basés exclusivement sur le commerce extérieur font état d'une baisse de productivité notamment dans le cas d'une augmentation isolée des importations des produits de base, qui représente le scénario le plus défavorable pour l'ensemble des activités productives avec une baisse de 0,8% de la production globale. Dans ce cas les secteurs les plus touchés seraient les céréales, le sucre et les huiles végétales et graisses avec une réduction de la production respectivement de 14,5% ; 8,5% et 5,4%. Afin d'assurer une meilleure insertion de son économie au contexte de libre échange, le Maroc devrait adopter une stratégie globale permettant l'amélioration de la consommation privée et la promotion des investissements nationaux et étrangers par le renforcement de l'attractivité de l'économie nationale. Mots clés : Libéralisation économique, Libre échange, Maroc, Modèle Input-Output, Tableau Entrées-Sorties.
|