|
Résumé :
|
Le maintien de l'équilibre de la fertilité du sol et la préservation de l'environnement ne sont possibles que par l'adoption d'une fertilisation rationnelle visant à équilibrer les besoins des cultures en éléments nutritifs avec les éléments déjà présents dans le sol. L'objectif de ce travail est d'étudier à partir de la méthode des bilans, l'impact des successions culturales et des plantations sur la fertilité phospho-potasssique du sol en se servant des résultats des analyses du sol et essentiellement le phosphore assimilable et le potassium échangeable dans les DPA de Sefrou et d'Ifrane. Pour répondre à cet objectif, un travail d'enquête a été mené dans les deux régions citées englobant un échantillon de 31 agriculteurs. Les résultats obtenus montrent que les agriculteurs au niveau d'Ifrane fertilisent mieux qu'au niveau de Sefrou, et ce sont les espèces fruitières qui reçoivent plus de la fertilisation organique dans ces deux régions. Les teneurs en phosphore assimilable et en potassium échangeable au niveau d'Ifrane sont respectivement comprises entre (9,77 ppm< P < 146,3 ppm et 149 ppm< K<1016 ppm), alors qu'au niveau de Sefrou, elles sont comprises respectivement entre (11,43 ppm< P < 78,73 ppm et 96 ppm< K <885 ppm). L'analyse des résultats a permis de mettre en évidence la variabilité importante des bilans dégagés au niveau de chaque succession culturale et espèce fruitière et au niveau de chaque catégorie de richesse en phosphore et en potassium du sol (faible, moyen et élevé). Pour un niveau de richesse faible en P et K, les bilans phosphatés les plus déficitaires sont enregistrés par les successions rencontrées à Ifrane : CR/JA/CR/JA (-34 kg PaCVha), CR/FR/JA/CR (-29 kg P2O5/ha). Les successions CR/LE/CR/LE (Aghbalou à Sefrou) et CR/LE/FR/LE (Bhalil à Sefrou) ont enregistré des bilans potassiques les plus négatifs (-218 et-320 kg KaO/ha respectivement). En ce qui concerne les espèces fruitières, le pommier, cultivé à Ifrane, a présenté un bilan plus déficitaire (-41 kg P2Os/ha). A ce niveau de résultat, on peut dire que l'ensemble de ces successions ayant présenté un bilan négatif sur un sol déjà pauvre constitue un handicap majeur quant à l'amélioration de la productivité des diverses cultures pratiquées. Il est donc primordial de procéder d'urgence au redressement du niveau du sol et d'effectuer des apports d'engrais répandant au moins aux exportations des cultures. En ce qui concerne les deux niveaux de richesse moyen et élevé, C'est surtout les successions CR/JA/CR/JA, CR/CR/JA/CR, situées à Ifrane (Ain leuh), qui ont présenté les bilans phosphatés les plus négatifs (-30 et -31 kg PiOs/ha respectivement). Pour le potassium, les bilans culturaux sont déficitaires pour l'ensemble des successions pratiquées, ils oscillent entre -121 kg KaO/ha (CR/CR/LE/CR, à Aghbalou) et -3,8 kg K2O/ha (CR/FR/JA/CR, à Ain leuh). A ce niveau, le prunier a montré un bilan cultural très déficitaire (-3400 kg KaO/ha). Il est donc souhaitable d'équilibrer les apports avec les prélèvements des cultures et surveiller périodiquement l'évolution du niveau de richesse du sol en P et K. Mots clés : Fertilité du sol; Fertilisation ; Succession ; Espèce fruitière, Bilan
|