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Résumé :
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L'objectif de cette étude est d'évaluer l'impact des instruments des politiques agro- alimentaires sur la sécurité alimentaire en céréales au Maroc. Pour atteindre cet objectif, nous avons distingué de prime-abord les instruments d'intervention suivants: 1) L'aide technique et l'encadrement de la production, 2le contrôle et l'organisation des marchés céréaliers, 3) raide financière et la protection de la production nationale. Les deux premiers instruments ont été approchés par une analyse critique mettant en relation la mise en œuvre des dits instruments avec l'évolution des performances du secteur céréalier et les principaux indicateurs de la sécurité alimentaire (productions, rendements, importations, taux d'autosuffisance ... ). Pour les instruments de la protection, on a opté pour l'analyse économique de la filière céréalière et le calcul des coefficients de la Protection Nominale, Effective et le Coefficient de l'Avantage comparatif. Globalement, le blé tendre a été largement privilégié dans tous les instruments mobilisés par l'Etat, ce choix a fatalement contribué à la non diversification au sein du secteur céréalier et du secteur agricole, imprégnant ainsi une très grande fragilité à ce dernier. Les efforts déployés dans l'encadrement, la recherche-vulgarisation, quoique louables, n'ont pas permis une amélioration suffisante et soutenue des productions et de la productivité à même de hausser les niveaux de la sécurité alimentaire. En matière de protection, les céréales demeurent très protégées (CPN> 1 pour la plupart des céréales), toutefois, la protection augmente vers l'aval de la filière, i.e., que celle-ci profite aux intermédiaires et aux industriels plutôt qu'aux producteurs. Le soutien par les subventions des facteurs de production est également important pour le blé dur et le blé tendre alors que la culture de l'orge demeure taxée. En termes d'avantages comparatifs, le blé tendre et le blé dur présentent un avantage comparatif indéniable en irrigué tandis que la culture de l'orge présente un avantage comparatif dans les zones de montagnes. Quant au contrôle et à l'organisation des marchés des céréales, il s'avère également que le privilège accordé au blé tendre à travers l'omniprésence de l'Etat dans le circuit formel (subventions, primes ... ) a fortement miné la concurrence entre les opérateurs. Du côté du blé dur, sa faible intégration dans le circuit industriel et le recours important aux importations risque de poser de sérieux problèmes en termes de sécurité alimentaire. Au niveau de la consommation, le système de la compensation a montré ses limites et exige une réforme immédiate. Mots clés: sécurité alimentaire, filière céréalière, politique céréalière, instruments de politiques, analyse économique.
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