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Résumé :
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Cette étude a été réalisée dans le cadre du Programme de Recherche Moyen Terme de l'INRA, centre de Tanger intitulé «Amélioration de la productivité et de la durabilité des systèmes de productions caprins à production mixte et à production de viande dans le nord du Maroc ». Elle a comme objectif principal de mettre en comparaison le protocole hormonal classique et celui basé sur l'effet bouc pour leurs niveaux de synchronisation des chaleurs et des ovulations et du taux de fertilité après IA. L'étude a eu lieu au domaine expérimental de Bougdour (35039' N et 50 51' 0), faisant partie de l'INRA- Centre Régional de Tanger. Elle a porté sur un troupeau de 69 chèvres de race Béni Arouss multipares non gravides âgées de 3 ans en moyen, ayant un poids vif moyen de 32 kg au démarrage de l'essai et logés dans un bâtiment soumis à la photopériode naturelle et en stabulation permanente. Ces chèvres ont été reparties de façon aléatoire en 3 lots homogènes de 23 animaux chacun. Le lot témoin (T) a subi un traitement hormonal classique de synchronisation et de stimulation de la reproduction en période d'œstrus saisonnier qui consiste à l'administration par une éponge vaginale et pendant Il jours d'un progestagène de synthèse (FGA, 45 mg, chronogest®) suivie par l'injection de la PMSG (450 UI, Folligon®) et du cloprostenol, un analogue de la prostaglandine F2a (75Jlg, Estrumate®) deux jours avant le retrait des éponges. Chez les chèvres des lots test, TS 1 et TS2, l'administration de la PMSG a été remplacée par l'effet bouc. Ainsi au moment du retrait des éponges vaginales, des boucs sexuellement actifs par des traitements lumineux ont été introduits auprès des chèvres pour stimuler l'activité reproductrice et détecter les œstrus. Les chèvres du lot T ont été inséminées 43 heures après le retrait des éponges, les chèvres du lot TS 1 ont été inséminées une fois sur apparition des chaleurs, alors que les chèvres' du lot TS2 ont été inséminées deux fois; 65 et 90 heures après l'introduction des boucs. Les résultats obtenus montrent que les traitements appliqués sont efficaces pour la stimulation et la synchronisation des chaleurs et des ovulations en période d'oestrus saisonnier chez les chèvres locales du nord du Maroc. Cependant, le traitement hormonal classique permet une réponse plus précoce (22,05 ±1,30 heures) que celui basée sur l'effet bouc (37,93 ± 12,70) (P<0,001). Le pic de LH apparait en moyenne 36,29 ± 5,71 heures entre 30 et 46 heures après le retrait des éponges pour le traitement hormonal classique et 50,36±14,17 heures entre 32 et 74 heures après le retrait des éponges pour le traitement par effet bouc (P<0,05). A partir du déclenchement des chaleurs, le délai d'apparition du pic de LH n'a pas été influencé par les protocoles de synchronisation appliqué (P>0,05). Le taux de fertilité enregistré chez les chèvres du lot T a été de 86,96%, significativement supérieur à celui enregistré chez les chèvres des lots TS 1 et TS2 soit respectivement 70% et 72,73% (P<0,05). L'insémination intra utérine a permis d'enregistrer un taux de fertilité de 60,87%, 55% et 54,55% pour les lots T, TSI et TS2 respectivement. Ces valeurs sont respectivement de 26,09%, 15% et 18,18% pour l'lA cervicale (p<0 ,001). Aussi, le taux de fertilité a été influencé par le moment d'apparition du pic préovulatoire de LH. L'effet bouc est une méthode alternative aux traitements hormonaux exogènes. Il impose que les mâles soient séparés puis réintroduits avec les femelles. L'lA associée à cette pratique d'élevage permet d'améliorer les résultats de reproduction par l'amélioration de la fécondité. Mots clés: Nord du Maroc, Chèvre locale, lA, Effet bouc, Pic de LH, Œstrus, Oestrus saisonnier, Taux de fertilité.
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