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Résumé :
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Les ressources forestières constituent un capital naturel d'approvisionnement pour la population locale, en bois d'énergie, en bois de feu, en plantes aromatiques et médicinales et en parcours pour les éleveurs. Ces multiples besoins ont conduit les populations locales à mettre en place, depuis fort longtemps, une gestion communautaire des ressources. Depuis les années 1990, cette gestion requiert de plus en plus d'importance sur les plans économique, social, environnemental et scientifique. C'est ce contexte qui a cadré notre recherche dont l'objectif principal consiste à identifier et analyser les pratiques de gestion communautaire des ressources forestières dans le Moyen Atlas, spécifiquement dans les communes de Ben smim, de Tigrigra, d'Ain Louh et de Timahdit. Pour atteindre notre objectif, nous avons eu recours à l'observation directe et l'entretien semi- structuré auprès du personnel du Parc National d'Ifrane, et de 40 personnes relevant des 4 communes étudiées (agriculteurs, éleveurs, coopératrices, etc ... ). En ce qui concerne les méthodes d'analyse, nous avons opté pour l'analyse descriptive, l'analyse comparatives et l'analyse de contenu. Les principaux résultats issus de cette étude peuvent être résumés dans les points suivants: ,. Les associations sylvopastorales tendent à devenir la nouvelle forme d'organisation de la population pour la gestion communautaire des ressources forestières. En fait, avec la disparition des institutions traditionnelles qui encadraient les pratiques communautaires, l'organisation des usagers de la forêt en coopératives et en associations devient de plus en plus importante ~ La population locale est consciente de l'importance de la gestion et de la conservation des ressources forestières. Celà se manifeste par la bonne gestion de l'espace forestier, de l'espace collectif et par la bonne volonté de coordonner avec l'administration forestière. >- Des règles d'accès, de contrôle et de sanction règnent encore dans les 4 communes étudiées où on détermine les limites de l'espace de chaque fraction ainsi que les périodes de son exploitation et les rôles et les devoirs des ayants droit. ~ La pratique de l'agdal reste encore l'une des principales formes d'exploitation et de gestion (dans le temps et dans l'espace) des ressources forestières bien qu'elle soit délaissée parfois dans certaines communes. Elle mérite d'être valorisée dans le cadre d'une gestion concertée de la forêt étudiée. Mots clés: Ressource forestière, Gestion communautaire, association sylvopastorale, co, Moyen Atlas, Parc National d'Ifrane, agdal.
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