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Résumé :
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L'objet de cette étude s'inscrit dans le cadre du développement d'un produit de lutte biologique contre le champignon parasite Botrytis cinerea. Le travail a été réalisé au sein du laboratoire de l'unité de Recherche-Développement de l'entreprise ELEPHANT VERT à Meknès. L'objectif est de mettre au point un protocole d'essai de protection biologique destiné à évaluer l'efficacité in vivo de 51 micro-organismes préalablement sélectionnées pour leur antagonismes in vitro vis-à-vis de B. cinerea. Pour comparer l'activité antagoniste in planta de ces micro-organismes, il était indispensable de normaliser les conditions de culture et d'infection. Nous avons ainsi travaillé sur la durée, la température, l'humidité et la lumière d'incubation, ainsi que sur le choix de l'isolat de B. cinerea virulent, les méthodes d'inoculation du phytopathogène et les critères d'évaluation de la réaction aux infections par B. cinerea. Une fois les conditions d'incubation et d'infection validées, nous n'avons pas pu cribler sur organes végétaux pour cause de problèmes techniques. Afin de contourner ces difficultés tout en incluant la plante dans nos systèmes de confrontation, les expériences de criblage ont dû être réorientées sur des milieux de culture à base des extraits de plantes (macéra de plants de tomate, bouillon de sarments de vigne, bouillon de plants de tomate) dans des boites de Pétri. Ainsi, l'évaluation de l'activité antagoniste a été conduite en boites de Pétri de 90 mm de diamètre. Nous avons appliqué la méthode de confrontation directe qui consiste à déposer dans la même boite de Pétri deux explants mycéliens, l'un portant B. cinerea et l'autre l'isolat antagoniste. Les résultats obtenus ont montré que le milieu à base de bouillon de sarments de vigne et le milieu à base de bouillon de plants de tomate sont les meilleurs respectivement pour la croissance des isolats fongiques et des isolats bactériens, et par conséquent pour l'expression de l'antagonisme vis-à-vis de B. cinerea. Tous les isolats antagonistes testés ont inhibé la croissance mycélienne de B. cinerea, mais à des degrés différents. 15 isolats fongiques parmi 32 testés présentant des pourcentages d'inhibition qui varient de 80 à 100% et 5 isolats bactériens parmi 19 testés avec un pourcentage d'inhibition maximal compris entre 20 et 30%, on~ été sélectionnés. Les isolats sélectionnés représentent 39% du total des isolats testés. L'activité inhibitrice des isolats fongiques serait due principalement à la compétition trophique alors que celle des isolats bactériens serait due à l'antibiose. Mots clés: Botrytis cinerea, lutte biologique, bio-fongicide, antagonistes, criblage.
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