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Résumé :
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L'objectif du présent travail est d'analyser empiriquement la relation entre l'agriculture et la croissance économique pour le cas du Maroc, entre la période 1980 et 2014. Il vise à trouver• un modèle qui présente les chocs et les sens de causalité entre les deux sphères en question. Cette analyse se base de manière empirique sur l'approche Vecteur Autorégressif (V AR), moyennant les tests de causalité au sens de Granger, les fonctions impulsionnelles, la décomposition de la variance, et l'étude de la cointégration afin de trancher sur l'existence ou l'absence d'une relation de long terme entre l'agriculture et la croissance économique. Les données nécessaires à l'étude ont été collectées auprès du Haut-commissariat au Plan (HCP). Ainsi, les variables reflétant l'agriculture et la croissance économique sont évaluées aux prix chaînés (année de référence 2007) pour tenir compte de l'évolution de la structure de l'économie. Les résultats de l'analyse descriptive préliminaire sur l'agriculture montrent que pour des années de sécheresse, la variation en % de la croissance agricole décroit de manière accentuée relevant des atténuations sur la croissance économique. Les chocs climatiques affectent souvent la production céréalière qui demeure une composante importante représentant 22,5% de la variation du PIB agricole. L'impact du déficit pluviométrique sur la production agricole se manifeste à travers la production sur la croissance économique. Quant à l'analyse économétrique, le modèle VAR stable nous a permis de tester le lien de causalité entre la croissance économique, la production agricole, la masse monétaire et le taux d'investissement. Ce test fait apparaitre une relation de causalité bidirectionnelle entre l'agriculture et la croissance économique. L'examen des fonctions de réponses impulsionnelles et la décomposition de la variance a permis de confirmer le lien causale entre les quatre agrégats macroéconomiques. Les chocs agricoles, particulièrement les chocs pluviométriques, ont un impact sur la croissance économique qui contribue fortement sur les deux premières années pour se maintenir à une moyenne de 17 % sur le moyen terme Les chocs sur la masse monétaire ont la plus grande contribution à la variance de la croissance économique, et l'effet engendré apparait instantané. Enfin, les chocs sur le taux d'investissement ont un faible impact sur la croissance économique et ceci est confirmé selon l'analyse de causalité au sens de Granger. Les chocs sur la croissance économique montrent des effets immédiats sur le secteur agricole à travers sa production. Ce résultat démontre le deuxième sens de causalité de la croissance économique envers le PIB agricole. Le test de cointégration montre l'absence de relation de long terme sur les variables de l'étude. L'ensemble des résultats laisse à dire que les performances du secteur agricole continuent de conditionner' celles de l'économie toute entière, à travers les conditions relatives aux campagnes agricoles, sur les deux premières années qui suivent le choc. Mots clés: Agriculture, croissance économique, Modèle VAR, Causalité au sens de Granger, Fonctions de réponses impulsionnelles, Décomposition de la variance, Cointégration.
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