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Résumé :
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Il est communément admis que notre pays subit de plus-en-plus les effets du changement climatique, de la raréfaction des ressources naturelles et de la dégradation de l'environnement. Dans ce cadre, pour contourner les risques de l'insécurité alimentaire et compte tenu de l'augmentation croissante des besoins de la population, le Maroc a adopté depuis quelques décennies une politique de modernisation du secteur agricole qui représente le moteur de son développement économique. L'introduction de l'agriculture de conservation et, principalement, de sa composante technique principale le semis direct, s'inscrit dans le souci de maintenir un système de production performant. Ce travail porte sur la détermination des conditions d'acceptabilité, d'adoption et de diffusion de l'agriculture de conservation dans trois zones: Settat, Moyen-Sebou et Had-Kourt. Pour appréhender cette problématique nous avons mené des enquêtes auprès des agriculteurs sur le terrain et d'un ensemble d'acteurs concernés par l'agriculture de conservation à savoir au premier abord les agriculteurs suivis de techniciens et de chercheurs. Nos observations sur le terrain, nos questionnaires et entretiens réalisés ont porté sur 78 individus, toutes professions confondues, mettent en évidence des résultats sans équivoque, montrant que l'agriculture de conservation étant globalement jugée d'une manière favorable et facilement adoptée par la majorité des agriculteurs enquêtés, en particulier en ce qui concerne sa composante principale: le semis direct. L'analyse des données montre que l'adoption de ce paquet technique (AC) est justifiée d'une part par la réduction des coûts de production et du temps de travail. D'autre part, par une augmentation des rendements et des bénéfices, tout en respectant l'environnement. Ce résultat positif conforte celui relevé déjà par d'autres chercheurs s'intéressant aux avantages socio-économiques et techniques. La mise en place d'une politique nationale d'accompagnement et de conseil technique apparait donc indispensable pour assurer la diffusion de cette innovation sur des espaces plus larges. Aussi serait-il opportun de renforcer l'action collective pour que les agriculteurs apprennent les uns des autres l'utilité des principes pratiques de ce paquet technique et arriver à se procurer plus aisément les outils du semis direct. Mots clés : mécanisation ; changement climatique ; agriculture de conservation; Maroc ; semis direct; innovation; adoption;diffusion.
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