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Résumé :
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La présente étude porte sur les problèmes phytosanitaires du myrtillier au Maroc et s'intéresse plus particulièrement à la pourriture racinaire. Il s'agit de la première en son genre et vise à diagnostiquer en premier lieu les problèmes phytosanitaires du myrtillier et les pratiques des agriculteurs par le biais d'enquêtes auprès des producteurs nationaux. En deuxième lieu, il s'agit de collecter des échantillons du sol à partir d'exploitations supposées infectées par l'agent de la pourriture racinaire, ces échantillons sont alors sujets à des analyses pour essayer d'identifier l'agent pathogène responsable de ladite pourriture racinaire. Les enquêtes menées auprès de 44 producteurs du myrtillier dans les régions du Loukkos, du Gharb et du Souss-Massa ont couvert 66% (927,5 ha) de la superficie cultivée par le myrtillier (1400 ha en 2017). La filière du myrtillier s'est avérée très développée en raison de la forte présence (60%) des grandes exploitations (>20 ha) dans l'échantillon, d'autant plus que de 66% des agriculteurs enquêtés ont un niveau d'instruction supérieur au baccalauréat. Par ailleurs, la totalité des exploitations sont certifiées Global Gap tandis que 84% sont certifiées Tesco Nurture. Les résultats desanalyses suggèrent que la pourriture grise, l'oïdium et la pourriture racinaire sont les maladies les plus répandues dans les exploitations avec des taux d'infection de 66%, 45% et 39% respectivement. En outre, l'analyse multidimensionnelle (Analyse Factorielle des Correspondances Multiples (AFCM)) a démontré que la présence de la pourriture racinaire et du B, cineria est fortement corrélée aux jeunes plantations et aux conditions climatiques de la région du Loukkos. Les mêmes résultats suggèrent une forte présence de la pourriture racinaire dans les exploitations qui cultivent le' myrtillier sur. un sol sablonneux, irrigué par des eaux superficielles et dont les précédents culturaux sont la fraise et l'eucalyptus (forêt). Pour ce qui est des ravageurs, les plus importants sont l'Aphis spp. avec un taux de 82%, le Dasineura oxycoccana avec 68%, le Franklienna spp. avec 52% et finalement la Drosophila suzukii avec 41 %. L'évaluation du taux de réussite des méthodes d'appâtage indique que l'appâtage par poire est le plus efficace avec un taux de réussite de 67%, suivi de l'appâtage par pépin (27%) et finalement l'appâtage par pomme avec 13% de taux de réussite. Par ailleurs, l'analyse de la croissance mycélienne en fonction de la température et des milieux des cultures montre que le milieu PDA est le plus favorable au développement mycélien de l'agent de la pourriture racinaire suivi du CMA et finalement du V8. A SoC, aucune croissance mycélienne n'a été observée. En outre, la température optimale au développement du champignon, estimée à l'aide d'un modèle quadratique d'ordre 3, s'est avérée à hauteur de 29°C dans les trois milieux. Mots clés: myrtillier, pourriture racinaire, problèmes phytosanitaires, identification, AFCM, méthode d'appâtage, croissance mycélienne.
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