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Résumé :
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La filière agrumicole dans les régions du Gharb et Tadla est d'une grande importance, les agrumes couvrent de larges superficies dans ces régions. Certes, cette fillière connaît de nombreuses contraintes, à savoir les problèmes phytosanitaires, les aléas climatiques et les problèmes environnementaux. La présente étude porte sur les problèmes phytosanitaires des agrumes dans les deux régions du Gharb et Tadla en éttudiant l'agent responsable du déperissement rapide des agrumes. Tout d'abord, elle vise à diagnostiquer les problèmes phytosanitaires des agrumes et les pratiques des agriculteurs par le biais d'enquêtes. En deuxième lieu, il s'agit d'identifier l'agent responsable du dépérissement rapide des agrumes. Les résultats des enquêtes menées auprès de 50 producteurs d'agrumes dans la région du Gharb et de 35 agriculteurs à Tadla indiquent que les plantations d'agrumes dans les deux régions sont majoritairement jeunes (âge moyen inférieur à 10 ans) à moyennement jeunes (âge moyen entre 10 et 20 ans) couvrant de grandes superficies, avec la dominance de la variété Navel (25%) et le bigaradier comme porte greffe (35%). En outre, le type de sol le plus commun est argilo-limoneux et le goutte à goutte est le système d'irrigation le plus utilisé (69%). Les résultats des analyses montrent que les ravageurs les plus rencontré aux vergers d'agrumes étudiés sont les cochenilles suivies de la mouche méditérannéene des fruits et les acariens. Quant aux maladies, la maladie la plus rencontrée est la pourriture à Phythophtora (Phythopphtora spp.), suivie de la pourriture sèche des racines (Fusarium spp.). Pour déclencher les traitements ,54% des agriculteurs enquêtés se basent sur un calendrier de traitement préétablit pour les lancer. Dans le même contexte, un total de 15 familles chimiques a été recensé pour le contrôle des ravageurs, comprenant 21 matières actives. Quatres matières actives ont été recensées pour le contrôle des maladies. Quant au désherbage, on constate que la méthode la plus utilisée est manuelle-mécanique, suivie par le désherbage mécanique- chimique. Concernant l'effet du changement climatique sur la production, 29% des enquêtés admettent ne connaitre aucun effet et 43% trouvent que le décalage des dates de production est dû au changement climatique. En ce qui concerne l'effet du changement climatique sur la pullulation des ravageurs, 65% des agriculteurs enquêtés déclarent qu'ils ne remarquent aucun effet. Les mêmes résultats montrent qu'à propos du choix du produit phytosanitaire, il existe une différence significative entre les deux régions (P<0.05, V=OA08). La majorité des agriculteurs choisissent leur produit en se basant sur l'efficacité (36% dans la région du Gharb), et les conseillers agricoles (41 % dans la région de Beni Mellal). Concernant l'utilisation des pesticides, notre étude a démontré que 28% des agriculteurs avaient un comportement potentiellement dangereux à cet égard. Les résultats des analyses au laboratoire indiquent que les trois espèces isolées dans la zone de Béni Mellal de Fusarium spp. sont Furaium solani, Fusarium oxysporum et Fusarium equiseti. Par ailleur, le test de pathogénicité a montré que tous les isolats sont pathogènes et ont tous induit des symptômes de la pourriture sèche sur les plants inoculés. En outre, l'analyse statistique a montré qu'il existe une différence significative entre les plants inoculés par Fusarium spp. et le témoin. Mots clés: Agrumes, Tadla, Gharb, problèmes phytosanitaires, pourriture sèche des racines, Fusarium solani, Fusarium oxysporum, Fusarium equiseti.
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