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Résumé :
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Dans son 4e rapport, le GIEC confirme qu'au cours du XXIe siècle, la hausse de la température moyenne en Afrique sera 1,5 fois plus importante qu'au niveau mondial. L'Afrique et, en premier lieu, son Agriculture sont donc particulièrement exposées aux phénomènes extrêmes engendrés par le changement climatique. Au Sénégal, 55% de la population vit en zone rurale et l'Agriculture représente leur principale activité (ANSD, 2015). Le secteur agricole mobilise 77% de la population (Jalloh et al, 2013) et représente 17% du PIB en 2018 (BM, 2019). Du fait de son économie essentiellement agricole qui est très fortement tributaire des conditions climatiques, toute péjoration du climat se répercute immanquablement sur la production agricole et l'économie sénégalaise, compromettant ainsi la sécurité alimentaire. Le changement climatique représente donc un défi majeur pour l'agriculture sénégalaise. Pour répondre à ce défi considérable, le Sénégal s'est engagé dans le processus d'élaboration de son Plan National d'Adaptation (PNA) à partir de 2015. Parmi les secteurs prioritaires identifiés pour le processus du PNA, nous avons l'agriculture. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (F AO) appuie la mise en œuvre du processus PNA du secteur de l'agriculture du Sénégal à travers la mise en œuvre du projet « Sécurité alimentaire : une Agriculture Adaptée (SAGA) » financé par le gouvernement du Québec. C'est dans ce cadre que s'inscrit notre étude visant à recenser les stratégies et pratiques d'ACC dans le secteur de l'agriculture au Sénégal, ainsi que les outils utilisés pour la diffusion de ces pratiques au niveau national. Des enquêtes ont été réalisées via la plateforme Google ~forms et l'analyse des résultats nous permet de dire qu'au Sénégal, les principaux acteurs qui interviennent dans le développement et la diffusion des pratiques d'ACC dans le secteur de l'agriculture au Sénégal sont les organismes de recherche, les universités, les services techniques de l'état, les ONG nationales et internationales, les organismes internationaux et les producteurs qui sont les acteurs à la base. Cependant, il existe un manque de coordination notoire entre ces derniers, combiné à la présence de plusieurs barrières qui rendent difficile la diffusion et l'adoption des pratiques d'ACC. Au Sénégal, l'accent est beaucoup plus mis sur les pratiques de renforcement des capacités de réaction des petits producteurs face au CC, et il y a un réel manque de documentation des savoirs locaux. Mots-clés : Agriculture, Adaptation, Changement climatique, Pratiques, Sénégal
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