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Résumé :
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Le projet dans le cadre duquel nous réalisons cette étude s'intitule « mise en place d'une meilleure alternative répondant au programme d'appui de la FAO à la gestion durable de l'eau au Maroc et à l'Initiative régionale sur la rareté de l'eau, pour la mise en œuvre de l'Agenda 2030 pour l'efficience, la productivité et la durabilité de l'eau ». A cet effet, nos missions principales sont d'évaluer les effets du développement de la pratique des cultures irriguées et d'apprécier les impacts d'une intervention publique dans la gestion de l'eau d'irrigation, dans les années à venir. Pour ce faire, l'approche de la méthode des scénarios est utilisée en se basant sur la programmation mathématique linéaire de type Target MOTAD. La province de Berrechid a été choisie comme exploitation-type pour la modélisation. Le scénario de référence montre que la tendance avec laquelle les superficies du maraichage augmentent, entraine une forte pression sur la nappe. En effet, le déficit annuel moyen de la nappe va augmenter de 16% (soit -37 millions de m3/an) durant la période 2021 - 2030 par rapport à la période de référence dont la moyenne du déficit est de -32 Mrrr'/an. Sachant que les cultures maraichères sont très consommatrices en eau et que les agriculteurs apportent des quantités d'eau qui dépassent les besoins théoriques des cultures, le stock en eau de la nappe de Berrechid sera vidée d'ici 2033, si aucune mesure de bonne gouvernance n'est instaurée. Par contre, l'intervention publique à travers l'adoption d'un système de contrat de concession en cours de négociation avec les associations des usagers de l'eau souterraine à des fins agricoles, s'agissant de la fixation d'un quota d'irrigation à 5000 m3/ha, va réduire le déficit en eau que subit la nappe. Mais cette politique n'est pas sans conséquences négatives. En effet, la SAU irrigable dans la province de Berrechid va diminuer, entrainant aussi une baisse du revenu agricole global. Pour annulation du déficit à l'horizon de 10 ans, la SAU moyenne annuelle irrigable va baisser de 32,83% et pour un horizon de 15 ans ou de 20 ans, elle va diminuer de 32,27% et de 31,91 %, respectivement. Cette SAU irrigable est aussi influencée par le comportement des exploitants. De ce fait, si les agriculteurs continuent d'apporter des volumes d'eau dépassant ce quota fixé, la SAU moyenne annuelle irrigable va connaitre une diminution de 13 %, 21 % et 29% pour des apports respectifs de 6000 rrr'/ha, 7000 m3/ha et 8000 m3/ha par rapport à un apport de 5000 m3/ha. Mots clés: Nappe; Irrigation; Méthode des scénarios; Modélisation des exploitations; Programmation mathématique; Target MOTAD
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