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Résumé :
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L'objectif principal du présent projet de fin d'études est d'évaluer la politique de l'eau de notre pays et de la comparer à celles d'autres expériences, notamment tunisienne et espagnole. Dans cette optique, une analyse bibliographique approfondie a été réalisée pour tirer les points forts et les points faibles de la politique hydrique marocaine et formuler des recommandations pour l'avenir. Les résultats obtenus, à travers le benchmarking international, ont montré que le Maroc a réussi la gestion de son offre d'eau via la politique des barrages. Grâce à cette politique, le Maroc dénombre actuellement 145 grands barrages avec une capacité totale de 18,67 milliards de m '. Ce qui lui a permis d'irriguer une superficie de 1 664 000 ha et assurer un approvisionnement de l'eau potable d'une moyenne de 98,7%. Quant à la gestion de l'offre à travers les ressources non conventionnelles, elle s'avère qu'elle n'a pas encore atteint sa vitesse de croisière. La capacité de dessalement au Maroc a atteint 132 millions de m3 par an avec un coût de production de 7,74 OH/m3. Un coût qui reste élevé comparativement à celui de l'Espagne qui ne dépasse pas les 6 DH/m3 et de la Tunisie qui est de 6,67 DH/m3. Pour la réutilisation des eaux usées traitées, le Maroc a réutilisé en 2017, 47,5 millions de rrr' d'eau usée épurée, un chiffre qui reste faible par rapport à celui de l'Espagne (493 millions de m ' en 2016) et à celui de la Tunisie (59,5 millions de m! en 2018). Le Maroc mène également la gestion de la demande en utilisant différents outils de type juridique, institutionnel, économique et technique. A travers notre recherche, nous constatons que le tarif d'eau d'irrigation ne reflète pas sa vraie valeur économique au niveau des trois pays. Cependant, les tarifs appliqués et le taux de recouvrement des coûts s'avèrent plus incitatif dans le cas du Maroc. Dans le but d'économiser l'eau d'irrigation, une reconversion de systèmes d'irrigation a été adopté dans le cadre du Programme National d'Économie d'Eau d'Irrigation. Ainsi la superficie équipée en goutte à goutte a passé de 150000 ha en 2008 à 600 000 ha en 2019 soit un taux de progression annuelle de 27 %. Cependant la consommation en eau d'irrigation reste encore en deçà de ce que peut offrir le système localisé. En effet, l'efficience du goutte à goutte varie entre 25% et 90% alors que celle-ci doit normalement dépasser les 90%. La modernisation des systèmes d'irrigation via la politique des subventions a entraîné une surexploitation des nappes phréatiques, dont les prélèvements ont plus que doublé suite à l'augmentation du nombre des puits et aux changements des assolements. Mots clés: Pénurie d'eau, économie d'eau, gestion de l'offre, gestion de la demande, Programme National d'Economie d'Eau d'Irrigation, reconversion en irrigation localisée, benchmarking international.
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