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Résumé :
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L'alimentation constitue une des préoccupations majeures des marocains aujourd'hui puisqu'ils allouent encore 37% de leurs budgets à celle-ci. C'est également le premier poste des dépenses des marocains. Pour comprendre les effets des politiques alimentaires sur le système alimentaire marocain, une analyse économique des indicateurs de la consommation des principaux produits végétaux a été réalisée. Par la suite, une analyse économétrique de la demande du blé tendre, du blé dur, du sucre et de l'huile de table a été réalisée. L'approche méthodologie s'est basée sur l'analyse des indicateurs de la consommation alimentaire et l'utilisation du modèle LAI AIDS pour étudier le comportement des consommateurs face à ces quatre produits. L'analyse des indicateurs de la consommation alimentaire a montré que les plus pauvres de la population allouent une part plus importante de leur budget à l'alimentation que les plus riches. Les céréales et dérivées occupent la première place du coefficient budgétaire des produits végétaux (16%), suivies des légumes (12%), des corps gras (10,6%), des fruits (7%), du thé, café et autres plantes aromatiques (3,9%) et du sucre et dérivées (3,4%). L'analyse des élasticités prix propre a montré une demande assez élastique au prix du blé (-1,36), du sucre (-1,84) et du blé tendre (-2,2). Donc une suppression des subventions affectera beaucoup les consommateurs. Les élasticités prix croisées donnent des relations de substitutions entre le sucre et le blé dur (0,25), le sucre et le blé tendre (1,92 et 0,64), l'huile table et le blé tendre (0,68). Deux relations de complémentarité entre l'huile et le sucre (-0,40 et-0,60). D'après les élasticités dépenses trouvées, le blé dur (1,4) et le blé tendre (1,5) se comportent comme des biens de luxe; tandis que l'huile de table (0,25) est un bien de nécessité. Mots clés: Système alimentaire, indicateur économique, AlOS/LA, Demande alimentaire, Maroc.
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