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Résumé :
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L'objectif de ce travail et de répondre sous un angle économique au problème de la chute de la superficie emblavée en betterave à sucre avec le système d'irrigation localisée dans le périmètre du Tadla, et ce à travers une analyse comparative entre la betterave à sucre et les autres cultures pratiquées dans le périmètre en termes de rentabilité et de valorisation de l'eau d'irrigation. Dans cette optique, des enquêtes ont été conduites sur les itinéraires techniques de chaque culture sur un échantillon constitué de 108 agriculteurs. Les résultats dégagés montrent que la marge brute à l'hectare de la betterave à sucre est moyennement faible par rapport aux autres spéculations. Elle vient en quatrième position derrière la Nyora, la coriandre et la luzerne avec une valeur de 31 042,24 OH/Ha. Le fait que la production de la betterave est dépassée par ces quatre cultures en termes de rentabilité est expliqué: en premier lieu par le prix de vente élevé. A titre d'exemple, la Nyora est vendu à un prix allant jusqu'à 219 OH/O- tandis que la betterave à sucre est vendu à la SUTA à un prix moyen de 57,1 OH/Q, en deuxième lieu par le coût de production élevé en termes de semence, de mécanisation et de main d'œuvre. En effet, la production d'un hectare de la betterave coûte en moyenne, pour ces trois composantes, 11 814,77 OH, contre seulement 3655,05 OH pour la luzerne. Quant au niveau de valorisation de l'eau, il est globalement moyen pour la betterave à sucre avec une valeur de 4,44 OH/m3 en raison des apports en eau importants, soit 8386,031 m3/Ha. A la lumière de ces résultats, on recommande de réviser la méthode approuvée pour le calcul du prix d'achat de la betterave afin d'améliorer son niveau de compétitivité devant les autres cultures, d'agir sur le facteur de production « Main d'œuvre» pour augmenter le niveau de production (Un accroissement de 10 % de ce facteur induit une augmentation de 3,11 % du rendement en sucre). Finalement d'encourager les agriculteurs à pratiquer l'assolement (Betterave et céréales) puisque elle permet d'atteindre le niveau d'exploitation le plus optimal. Mots clés: La betterave à sucre, l'irrigation localisée, la valorisation de l'eau, la marge brute, spéculation, compétitivité, le coût variable.
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