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Résumé :
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Dans les sites du Domaines Agricole de Douiet et d'Oued Njat, l'acarien Tetranychus urticae est le ravageur le plus important que l'on retrouve sur la culture du Maïs fourrager dont la lutte par des acaricides est nécessaire afin de limiter les pertes de rendement. Cette étude, basée sur l'approche d'une gestion intégrée, a montré que ces deux sites ont des situations sanitaires très différentes. Contrairement au site d'Oued Njat qui était infesté par les acariens, au niveau de Douiet, aucune infestation importante n'a été notée ni sur les mauvaises herbes, ni sur le Maïs à cause des conditions climatiques défavorables à la T.urticae et favorable à ses ennemis naturels. Les méthodes de gestion qui y sont appliquées, ont permis de réduire les mauvaises herbes sur le système d'irrigation par goutte à goutte enterré de 72,11 % pour le liseron des champs et de 70,73% pour l'ensemble des adventices. La méthode de gestion utilisée sous pivot a permis de réduire de 52,51% la densité de liseron des champs. La protection intégrée effectuée au niveau d'Oued Njat a montré que le mélange d'acaricides, appliqué au stade grain laiteux (R3l, a donné les meilleurs résultats par rapport au témoin négatif. Ce mélange, composé des matières actives d'Etoxazole (10%) et d'Abamectine, a réduit la densité de T. urticae de 82,08%, 90,64% et 93,71% par rapport au témoin négatif, au 3, 7 et 14ème jours, respectivement, après son application. La lutte chimique en R3 a donné le rendement le plus élevé avec 73,25 T/ha soit 5,43 T/ha de plus que le témoin négatif et un pourcentage de matière sèche à la récolte optimale avec 30,85 % de matière sèche. L'analyse économique a montré que ce traitement au stade R3 peut permettre de faire un gain de 1765 DH/ha lorsque des ouvriers payés 120 DH la journée sont engagés pour appliquer les produits à ce stade de développement du maïs. La protection biologique avec la matière active Maltodextrine, a abouti à une augmentation respective de 28,7%, 211,9% et 210,73% par rapport au témoin négatif au 3, 7 et 14éme jours après les traitements. Cette augmentation serait due à une faible rémanence du produit et de sa matière active qui aurait créé probablement plus de nutriments pour les acariens. Le traitement biologique a abouti au rendement le plus faible de 63,30 T/ha soit 4,52 T/ha de moins que le témoin à l'hectare et un pourcentage de 43,55% de matière sèche à la récolte jugée trop tardive car correspondant à une dégradabilité élevée du Maïs lors de sa conservation. L'accumulation de poussières en raison de la proximité de la voie routière et de la piste des véhicules agricoles et le stress hydrique des plantes différencient principalement le site d'Oued Njat à celui de Douiet quant à l'infestation par les acariens. Mots clés: Maïs, T. urticae, lutte chimique, protection biologique, lutte intégrée, mauvaises herbes, rendement, Douiet, Oued Njat.
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