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Résumé :
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Depuis qu'elles existent en tant que systèmes agro - écologiques anthropisés, les oasis ont été confrontées aux problèmes de l'arrosage des cultures et de la gestion de l'eau qu'elle soit superficielle ou souterraine. La région de Draa-Tafilalet, qui comprend une des plus grandes palmeraies du Maroc, est l'une des régions du pays où le problème de l'eau se pose avec le plus d'ampleur. Ceci a poussé les populations locales, depuis des siècles, à réfléchir à mettre en place une gestion de l'eau adaptée au contexte. Le présent travail, qui s'inscrit dans le projet «MASSIRE» financé par le FIDA et coordonné par le CIRAD, cherche à analyser peut être entre autre cette gestion et plus particulièrement à étudier les règles de gestion en commun des ressources hydriques au niveau de la vallée de Toudgha (Province de Tinghir) et leur évolution. Pour atteindre cet objectif, nous avons réalisé des enquêtes via un questionnaire auprès de 50 agriculteurs et via un guide d'entretien auprès des 8 acteurs institutionnels. L'analyse des données recueillies a été effectuée moyennant l'analyse descriptive pour les données quantitatives et l'analyse de contenu pour les données qualitatives. Les résultats de cette étude ont montré que le système des règles de gestion des ressources hydriques adopté dans la Toudgha a réussi à organiser l'irrigation durant temps et de gérer les conflits qui surgissaient de temps en temps entre les tribus de cette vallée. Mais ce système a connu de nouvelles évolutions (disparition de certaines règles et l'introduction d'autres ainsi qu'une adoption de nouvelle forme d'organisation sociale) dues à la fois à l'introduction de nouvelles cultures, l'installation des investisseurs sur les terres collectives, aux effets des changements climatiques que connait la zone, et aux dynamiques socio-culturelles de la zone. La gestion sociale de l'eau, a alors suivi ces évolutions puisque les règles constituent le socle de cette gestion. Sur le plan des institutions communautaires de gestion de l'eau, l'AUEA commence à prendre de plus en plus de place en tant qu'institution « moderne» formelle et reconnue par les autres acteurs alors que la Jmaa, structure « traditionnelle », est en perte de vitesse bien qu'elle ait un ancrage historique et continue à fonctionner dans certains villages. Mots clés: Toudgha, gestion de l'eau, règles, droit, ressources hydriques, institutions communautaires.
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