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Résumé :
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Situées dans les zones désertiques, les oasis au Maroc constituent un patrimoine riche en ressources naturelles et socioculturelles qui racontent l'histoire de l'installation des oasiens autour des vallées et décrivent les différentes adaptations établies pour résister aux conditions défavorables du milieu et créer leur propre mode de vie. Cette source de vie connait une dégradation de son milieu biophysique et de ses ressources naturelles suite à plusieurs facteurs qui menacent la durabilité des oasis. Afin de préserver ces systèmes socio-écologiques, la population oasienne se trouve face à un défi qui est la préservation de son territoire contre la dégradation, en déployant des mécanismes d'action collective comme levier de résilience des systèmes vulnérables aux changements, tels le cas de l'oasis Todgha. S'inscrivant dans un programme de recherche sur les oasis au Maroc, en Algérie et en Tunisie dans le domaine de la gouvernance de l'eau et l'innovation agricole et rurale, le présent travail a pour objet d'étudier et d'analyser la dynamique collective au sein de l'oasis Todgha, connaitre ses bases et ses facteurs de réussite ainsi que déterminer la vulnérabilité des projets collectifs et leur contribution dans le développement durable. La méthodologie adoptée est basée sur la lecture bibliographique et le travail d'entretiens dans l'oasis et par des appels téléphoniques avec cinq personnes, ayant permis de collecter les informations nécessaires pour cette étude, qui ont été traitées moyennant l'analyse de contenu. Les résultats obtenus montrent que l'action collective formelle constitue un facteur de résilience et adaptation aux perturbations, sa réussite tient à la dynamique collective construite de manière informelle au sein de la communauté locale depuis des décennies et ayant consolidé la cohésion sociale de la population oasienne. Par la mobilisation de leurs ressources et la mutualisation de leur énergie, la communauté locale est arrivée à faire face aux perturbations par la création d'une association et la gestion collective d'une ressource commune occupée par un projet de palmier dattier qui a nécessité l'intervention de plusieurs acteurs et a été soutenu essentiellement par un réseau international porté par les migrants à l'étrangers. Le projet contribue dans le développement durable de l'oasis mais reste encore fragile et nécessite le développement de stratégies d'adaptation et de gestion de risques. Mots clés: Oasis Todgha, résilience, vulnérabilité, action collective, cohésion sociale, dynamique collective, changements climatiques, développement durable, perturbations, ressources communes, stratégies d'adaptation, innovation, gestion de risque.
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